Le «MONACA» a été renfloué au bout de six jours

Après plusieurs jours de recherche, le robot sous-marin autonome «MONACA» a été retrouvé avec succès. L’appareil était porté disparu depuis un test de navigation effectué le 15 mars dans le cadre de la 67e expédition japonaise en Antarctique.
Développé par l’Université de Tokyo et l’Institut national de recherche polaire, ce robot fait partie des véhicules sous-marins autonomes (AUV) et a été spécialement conçu pour des missions sous la banquise antarctique. L’objectif de la mission actuelle était de parcourir pour la première fois une distance prolongée sans câble, pouvant atteindre deux kilomètres.

Lors du test du 15 mars, «MONACA» a d’abord effectué plusieurs trajets comme prévu. Vers midi, le système de localisation acoustique a indiqué que le véhicule était remonté à la surface. Cependant, aucune confirmation visuelle n’a pu être obtenue. Les experts supposent que «MONACA» s’est retrouvé coincé sous une plaque de glace, après un déplacement imprévu de la glace, du vent et des courants.
Malgré plusieurs commandes acoustiques visant à faire replonger le véhicule et le faire réapparaître à un autre endroit, «MONACA» n’a pas pu être localisé. Les recherches ont été poursuivies jusqu’en soirée le jour même, sans succès. Les jours suivants, des opérations de recherche coordonnées n’ont pas permis de le retrouver, si bien que la mission a été provisoirement suspendue le 19 mars. Un tournant inattendu s’est produit dans la nuit du 20 mars: un signal GPS a été reçu via la balise Iridium du véhicule. Celui-ci indiquait que «MONACA» avait réussi à

Le matin du 21 mars, l’équipe s’est rendue, avec l’équipage du navire de recherche, à la position indiquée. Vers 8 h 20, la petite antenne rouge du robot a été aperçue à environ 800 mètres de distance. Peu après, la récupération a commencé et s’est achevée avec succès, sans aucun dommage pour l’appareil.
Cet incident met en évidence les défis liés à l’utilisation de systèmes autonomes dans des environnements extrêmes. Dans le même temps, la mission fournit des données précieuses sur le comportement de tels véhicules dans des conditions réelles et devrait contribuer à améliorer les futures opérations.
Heiner Kubny, PolarJournal